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Le Président
Joël Freuchet, 58 ans, est le créateur et dirigeant de TRANSTEC MO, entreprise de négoce de machines outils à commande numérique, implantée à Beaucouzé et employant 20 salariés.
Il a été élu à la présidence du MEDEF Anjou en mai 2005. Réélu par l’Assemblée générale du Mouvement le 29 juin 2010, Joël Freuchet souhaite que, d’ici le terme de son deuxième mandat, il devienne « incontournable » pour tout entrepreneur angevin d’adhérer au MEDEF Anjou.
Le Conseil d’administration qui entoure M. Freuchet jusqu’en 2013 comprend quarante membres, dont 26 adhérents directs et 14 représentants de fédérations professionnelles, représentatifs des différents bassins d’emploi et secteurs d’activité de notre territoire.
Edito du Président - Novembre 2010
SOYONS LUCIDES
Trois milliards d’euros de perte estimés. Des entreprises fragilisées à nouveau. Une image de la France économique dégradée. La réforme des retraites votée fin octobre n’a pas fait, comme nous l’avons tous constaté, l’unanimité. L’action du gouvernement a été remise en cause, notamment par une partie de la jeunesse, majoritairement représentée par les lycéens.
Leur inquiétude est compréhensible. La situation économique leur donne moins de visibilité pour leur future carrière, moins d’espoir et de confiance en l’avenir. Mais lorsque j’ai vu nombre d’entre eux clamer « défendons nos retraites », j’ai eu du mal à comprendre leur mobilisation massive et irrationnelle. Car c’est bien l’objectif de cette réforme : défendre leurs retraites et ne pas les livrer à une triple peine. Celle de devoir financer, à travers les cotisations sociales, les pensions des retraités d’aujourd’hui, sans être sûrs de pouvoir bénéficier à leur tour du même niveau de retraite. Celle de devoir rembourser une dette sociale toujours plus importante. Et enfin, celle de devoir dégager une épargne à long terme suffisante, substitutive à un système de retraite par répartition défaillant.
Soyons lucides, si nous ne faisons rien, en 2015, autant dire demain, le déficit annuel du régime d’assurance vieillesse frôlera les 40 milliards d’euros ! C’est pourquoi il nous faut tous, dans notre environnement, tant professionnel que personnel, faire preuve de pédagogie et faire comprendre, par le dialogue et l’explication, la situation.
Avec la crise, la défense acharnée des intérêts particuliers refait surface. Nous ne devons pas oublier que la France est un des rares pays à assurer une telle redistribution des richesses et à prendre à sa charge les différents risques sociaux : maladie, famille, emploi, vieillesse. Cependant, l’Etat-Providence ne peut fonctionner que si l’intérêt général est placé au centre de nos réflexions et respecté. Nous devons prendre conscience de cette chance d’appartenir à une société fondée sur la solidarité entre les différentes classes sociales, la recherche de la justice sociale et accepter les réformes. Elles sont nécessaires pour adapter nos organisations aux changements démographiques et structurels. Elles sont indispensables pour garantir un système pérenne, solide et équitable.
La réforme du régime des retraites est un grand pas en avant. À nous, entrepreneurs, de nous ajuster à ce changement, en faisant évoluer nos politiques de ressources humaines, de formation, nos travaux sur la prévention et toutes les considérations liées notamment aux conditions de travail.
En avant l’entreprise, en avant l’Anjou !
Joël Freuchet
Président
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